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Bernard de La Villardière
, né Bernard Berger de La Villardière est un
et de
Né le 25 mars 1958 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), il a obtenu une maîtrise en sciences
politiques et une licence de droit public avant de devenir journaliste, en 1983, à FR3 Puy-de-Dôme.
Après une expérience en presse écrite (« Le Journal de la Réunion »- 1984), il effectue des allers et
venues entre radio (France Info, RTL, Europe1) et télé (LCI et M6 où il présente « Zone interdite » et,
depuis 2005, « Enquête exclusive » un magazine d'investigation.)
En marge de son activité journalistique, il a été président de l’ONG Solidarités internationales et est
administrateur de Care-France.
Avec « L’Homme qui marche »
, il publie son deuxième livre, après « L’Antidrogue », écrit avec Vincent
Nouzille en 1994.C’est une autobiographie où il révèle les divers aspects de son métier, la face cachée
des images, les questions de déontologie et d'éthique, les dilemmes professionnels et la face parfois
violente du monde contemporain.
Bernard de la Villardière en a fait une règle de vie : parcourir le monde pour être au plus près de
l’événement et décrypter l’actualité; une centaine de jours par an, pour « aller voir et raconter ». Ses
lancements d’émission font, souvent, le buzz sur l’Internet. Lui qui, gamin, a failli entrer dans les ordres
religieux, il veut juste être « l’homme qui marche ». Au fil des pages, il y a le Darfour, la Syrie,
l’Amazonie, le Nord-Kivu (République démocratique du Congo), Guantanamo ou encore Notre-Dame
de la Trappe, le monastère du XIème siècle à Soligny-la-Trappe.
Et puis, le journaliste évoque ce qui fait l’essence de son métier : la curiosité et l’esprit critique. Il
propose aussi une plongée dans les coulisses du journalisme : comment se prépare un reportage ou
une émission, quels sont les rapports entre le journaliste sur le terrain et les dirigeants assis dans leur
bureau.
Bernard de La Villardière avoue avoir, lui aussi, des cas de conscience lors de certains reportages; chez
lui, la déontologie n’est pas un vain mot. Et si l’enfant qu’il a été, l’homme qu’il est et le journalisme
qu’il pratique ne sont pas toujours compatibles, il sait aussi que l’homme qui marche peut avancer à
contre-courant…
Sans avoir l’air d’y toucher, l’auteur de « L’homme qui marche » propose au lecteur une belle leçon de
géopolitique du monde de ces trente dernières années.